LA VILLE EN FRICHE
La trame écologique de la ville
Que reste-t-il d’une ville si l’on en retire le bâti, le bitume et le béton ?
Cette question, qui peut sembler philosophique ou poétique, l’équipe marseillaise de l’ANR « Trame verte » (Laboratoire Population Environnement Développement et TELEMME) l’a prise au sérieux, pour en faire un objet de recherche approfondi. La petite équipe, composée de 3 écologues (Magali Deschamps-Cottin, Valérie Bertaudière-Montès, Marie-Hélène Lizée), d’une sociologue (Carole Barthelemy) et d’un urbaniste (Jean-Noël Consalès) a passé plusieurs mois à collecter des données hétéroclites (émanant de différents services), à croiser des sources d’information, à élaborer des systèmes cartographiques sophistiqués, en vue d’élaborer une géographie végétale de Marseille.
Le résultat : une carte « Marseille en négatif », qui dessine la ville en creux, à partir du végétal. En ce moment, les chercheurs sont en train de confronter cette carte, élaborée à partir de relevés de sources et de fiabilité diverses, avec une carte satellite récente.

Carte «Marseille en négatif» (LPED-TELEMME)


Toutes les photos ont été prises dans l’impasse qui mène aux jardins Coder, août 2009




Station sanitaire construite au Vieux Port en 1948, « le paillasson de Marseille »



