Ville sauvage

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Ville sauvage

Souvent mise en avant au plan moral, cette caractéristique physique essentielle de la ville est plus rarement relevée. Et pourtant, avec deux archipels non habités, 20 000 couples de mouettes, la plus large immersion de récifs artificiels en France et bientôt le seul Parc national du pays situé à l’intérieur d’une métropole, Marseille disposerait d’assez de ressources, si elle en avait l’intention, pour devenir une capitale de l’écologie.

À partir d’une approche géographique, irrévérencieuse et résolument de plein air, partons à la découverte de la nature en ville – dans tous ses aspects et sous toutes ses formes. L’occasion rêvée de mettre en œuvre une écologie moins hygiéniste et moins conservatrice – une écologie sauvage.

La baie repeuplée

Récifs artificiels, un documentaire de Xavier Thierry

«Filières», «amas» et «modules»: au cours de l’année 2007, 30 000 m3 de récifs en béton ont été immergés entre le Frioul et les plages du Prado. Pour éviter de devoir baisser le volume de la pêche industrielle, on commence, un peu partout dans le monde, à chercher à «cultiver» les mers. Charge à l’halieutique – l’équivalent marin de l’agronomie – de déterminer jusqu’où on va pouvoir doper l’océan mondial. En attendant, la baie de Marseille devrait se repeupler de façon spectaculaire dans les 3 ans qui viennent.
BL

Explications de Jean Beurois, océanologue, chargé de mission par la ville de Marseille pour le projet «Récifs Prado»

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