Gênes, entre dauphins et sangliers
Les frères Coco sont-ils des animaux synanthropiques ?

Premier port méditerranéen ex-æquo avec Marseille, Gênes est à peu près de même taille (900 000 habitants dans l’aire métropolitaine). Son centre-ville plein d’embruns et de containers colle lui aussi un peu aux semelles. Egalement république autonome au Moyen-Âge, Gênes partage enfin avec Marseille le privilège d’accueillir, entre mer et collines, une faune humaine et non-humaine très bigarrée.
En partenariat avec l’aquarium de Gênes, le réalisateur Giuseppe Coco a réalisé avec le biologiste Giovanni Caltavuturo un documentaire qui esquisse le portrait d’une société urbaine interespèce dans laquelle mammifères, poissons et oiseaux forment un ensemble aussi incongru qu’harmonieux.
Pour approfondir ce regard nouveau sur notre propre animalité et sur le comportement des autres animaux, son frère, Emanuele Coco, historien des sciences, nous donne quelques clefs scientifiques et culturelles à travers ses ouvrages Hôtes ingrats (sur les animaux synanthropiques) et Méchants, égoïstes et généreux.
En clin d’œil au festival des sciences à Gênes, aperçu du travail d’une fratrie de mammifères inspirés.
Giuseppe, réalisateur, né en 1974 et Emanuele, essayiste, né en 1972, sont deux frères originaires de Catania, en Sicile. Travaillant tous les deux au point de contact de l’urbain et du naturel, du social et du biologique, ils participent de ce « vent nouveau » qui souffle dans les sciences humaines, et qui vise à une réorganisation des savoirs.



